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Les déesses et les dieux de la mythologie égyptienne.


La mythologie égyptienne est extrèmement complexe et sujette à des interprétations diverses. Les caractères des dieux que je vous livre ci-dessous sont principalement inspirés de Wikipédia "L'encyclopédie libre". Si vous aviez des remarques, des ajouts à proposer ou des erreurs à corriger, n'hésitez pas à m'en faire part par mail ou sur le forum. (voir la page "avis" en cliquant ici).

Le mythe héliopolitain
Au commencement, l'univers n'était qu'un grand océan primordial nommé le Noun.
C'est de Noun que naquit Atoum, le soleil. Atoum engendra Chou (l'air) et Tefnout (l'humidité). Chou sépara le ciel de la terre.
Ainsi naquirent Nout (le ciel) et Geb ( la terre).
De l'union de Nout et Geb naquirent deux fils Osiris et Seth, et deux filles, Isis et Nephthys (on parle parfois d’un cinquième enfant, Horsemsou ou Haroëris qui signifie « Horus l’Ancien »).
Osiris et Isis sont les principaux personnages du mythe égyptien consécutivement au meurtre d'Osiris par Seth, à la conception par Isis de Horus sur le corps d'Osiris mort, et à la défaite finale de Seth battu par Horus.

Akhet Voir Neith
Retour à l'accueil Âmon ou Âmon-Ré Âmon est l’une des principales divinités du panthéon égyptien, dieu de Thèbes. Il prend le titre d'Amon-Rê lorsqu'il est dans toute sa gloire. Son nom Imen, "le Caché" ou "l’Inconnaissable", traduit l’impossibilité de connaître sa "vraie" forme, car il se révèle sous de nombreux aspects. Il est Imen achâ renou, "Âmon aux noms multiples". Il est généralement représenté sous la forme du pharaon coiffé d'une couronne à mortier surmontée de deux hautes plumes verticales. Sa peau est de couleur bleue mais également brune et plus rarement noire, d'où son assimilation à Min, le dieu de Coptos.
Sous la forme d'une oie, l’un de ses animaux symboliques, il pondit l'œuf primordial d'où sortit la vie. Sous la forme d'un serpent, il fertilisa l'œuf cosmique façonné dans les Eaux primordiales.
Les textes des pyramides le mentionnent parmi les divinités protectrices du roi défunt et, au Moyen Empire, il prend une place prépondérante dans la région de Thèbes, où il finit par supplanter
Montou. Les théologiens thébains lui assignent une nouvelle parèdre, Mout, et un fils, le dieu lunaire Khonsou, avec lesquels il forme la triade thébaine.
Retour à l'accueil Anubis est le nom grec d'un dieu de la mythologie égyptienne qui se nomme Inpou ou Anepou « celui qui a la tête d'un chacal (ou un chien sauvage) » dans la langue hiéroglyphique. Associé au culte funéraire et à la protection du défunt, il est représenté sous la forme d'un canidé noir (chacal ou chien sauvage) allongé ou comme un homme à tête de canidé. Il accompagnait les morts dans l’autre monde et protégeait leurs tombes.
Le dieu Anubis, un des dieux les plus anciens de la mythologie égyptienne, trouverait son origine dans la croyance des civilisations du Sahara. Les chacals et les chiens sauvages peuplaient les étendues désolées où se trouvaient les nécropoles. C'est sans doute pour se protéger de ces rôdeurs qui n'hésitaient pas à déterrer les cadavres, que dès le début de l'ère pharaonique, les Égyptiens divinisèrent ces animaux pour s'attirer leurs bonnes grâces.
Dès l'Ancien Empire, Anubis préside la cérémonie de l'embaumement et celle de l'ouverture des yeux et de la bouche, répétant ainsi le miracle qu'il avait accompli pour
Osiris. À partir de la Ve dynastie, il est supplanté dans cette tâche par Osiris et en devient l'assistant. Durant l'embaumement, le chef des prêtres embaumeurs (le Héry-séshéta, « Supérieur des mystères ») portait un masque à l'effigie d'Anubis.
Retour à l'accueil Apis est le nom grec d'un taureau sacré de la mythologie égyptienne vénéré dès l'époque préhistorique. Les premières traces de son culte sont représentées sur des gravures rupestres, il est ensuite mentionné dans les textes des pyramides de l'Ancien Empire et son culte perdura jusqu'à l'époque romaine. Apis est symbole de fertilité, de puissance sexuelle et de force physique. Le dieu Apis est d'abord représenté par un taureau au pelage blanc tacheté par endroit de marques noires qui selon un code précis permettait de le distinguer de ses congénères.
Sous sa forme anthropomorphe, il est représenté par un homme vêtu de la chendjit avec une tête de taureau dont les cornes enserrent un disque solaire. Ce dernier est parfois doté d'un uraeus.
Son incarnation physique était vénérée dans tout le pays sous la forme d'un taureau vivant que les prêtres sélectionnaient selon des signes divins qu'il portait. Il était alors conduit à Memphis et gardé dans un Apieum voisin du grand temple de Ptah, dont il était également une incarnation.
Retour à l'accueil Atoum ou Toum (traduit par certains par l'Indifférencié) est un dieu de la mythologie égyptienne. Originaire de la ville Héliopolis, il y était particulièrement vénéré. Un temple lui était aussi dédié à Pithôm dans le delta du Nil.
Atoum naît de façon autogène de Noun, personnification de l'océan primordial :
Atoum, « Celui qui advient de lui même», se distingue du Noun et vient à l'existence en prenant conscience de lui-même. Il apparaît sur Benben, la colline primordiale. Il occupe la place du démiurge : il ne crée pas le monde ex nihilo, mais façonne les êtres à partir de la matière préexistante et les sépare. C'est lui qui engendre le premier couple divin, Shou et Tefnout, d'où descendent les principaux dieux de l'Égypte antique (la grande Ennéade). Selon une première légende, le dieu créateur se masturbe, et c'est de son sperme que naissent le dieu masculin Shou et sa sœur jumelle, la déesse Tefnout. Au Moyen Empire, dans une transparente allusion au geste onaniste, la déesse Djeretef, « la Main du dieu » sera ajoutée. Selon une autre version issue des textes des Sarcophages, c'est par son crachat qu'il leur donne naissance. Enfin, une dernière légende dit qu'il engendre ses enfants de sa simple parole, en les nommant. Ou encore que ce sont des larmes d'Atoum, pleurant suite à l'éloignement de ses enfants lors de la disparition de son œil que seraient nés les hommes.
À l'origine, Atoum est le dieu soleil, mais il est rapidement assimilé à
, qui finit par le remplacer dans le panthéon égyptien. Sous le nom de Rê-Atoum et sous l'aspect d'un vieillard courbé, il incarne le soleil couchant dans la triade d'Héliopolis : «Je suis Khépri le matin, à midi, Atoum le soir». Dans le monde divin, il tient le compte des années de règne de chaque souverain.
Retour à l'accueil Bastet est la déesse de la musique, de la joie et de la maternité aux traits félins. Elle est l’une des déesses les plus discrètes du panthéon égyptien, et n’est jamais représentée, sinon dans son centre religieux, le temple à Bubastis. Le culte de Bastet se propage progressivement à tout le pays. Vénérée dès la VIe dynastie, sous le règne de Pépi II, on l’imagine comme le pendant d’Hathor de Dendérah. Un culte de Bastet s’installe à la Basse Époque à Saqqarah non loin du complexe funéraire de Téti, dont la ferveur est attestée par les innombrables ex-voto dédiés à la déesse chatte retrouvés sur place ainsi qu’aux nécropoles d’animaux toutes proches qui abritent encore des milliers de momies félines témoignages des dévots antiques.
Retour à l'accueil Hâpy ou Hâpynotes est la personnification divine du Nil dans la mythologie égyptienne. Il est représenté sous les traits d'un personnage aux formes androgynes. Si son corps est masculin, il n'en a pas moins deux grosses mamelles féminines qui assurent la prospérité aux Égyptiens. Son ventre est proéminent et gras, et il porte sur la tête un panache de plantes du Nil. Il est souvent représenté sous la forme duale de jumeaux. L'un portant sur la tête des tiges de papyrus (symbole de la Haute-Égypte) et l'autre portant un nénuphar (symbole de la Basse-Égypte). Il peut aussi être représenté avec une tête d'hippopotame, toujours sous sa forme hermaphrodite.
Selon la légende, Hâpy vivait dans deux lieux cachés. Le premier se situait sous la première cataracte du Nil, près d'Éléphantine. De là, il versait le contenu de deux jarres pour faire monter les eaux de Haute-Égypte. L'autre lieu était situé en Basse-Égypte près de Memphis, et servait à approvisionner le delta en eau féconde. Les Égyptiens attribuaient à Hâpy la force vitale du Nil qui provenait en fait du limon noir qu'il transporte qui fertilisait les rives du fleuve et apportait sa richesse à l'Égypte. Il était également, par extension, le symbole de la prospérité et de la fécondité.
Chaque année, le Nil débordait de son lit pour fertiliser les rives asséchées par le climat aride de l'Égypte. Le limon qu'il transportait rendait possible leur culture. Symbole de ces crues annuelles, Hâpy, avait un rôle prépondérant dans la vie des Égyptiens de l'antiquité : du niveau de ces crues dépendait la survie de ce peuple, qui était aussi bien touché par des crues trop faibles (qui asséchaient les cultures) que par les débordements excessifs de ces flots qui provoquaient de grandes inondations. Pour s'attirer les bonnes grâces du dieu fleuve, les Égyptiens lui donnaient de grandes quantités d'offrandes. Lors de sa fête annuelle, le droit de chasser et de manger la chaire des hippopotames étaient accordés au peuple d'Égypte, privilège exclusif des prêtres de leur culte le reste de l'année, permettant ainsi de réguler leur population.
Retour à l'accueil Haroeris ou Horour est probablement la plus ancienne forme du dieu Hor (Horus en grec). Dieu tutélaire de Khem (Létopolis) il fut d'abord vénéré de Demit-en-hor (Damanhour) à Ionou (Héliopolis) avant que son culte ne se répande dans toute la vallée du Nil. Son nom signifie « Horus l'Ancien », « Horus le Grand », ou « Horus l'Aîné ». Il est adoré à Khem en tant que Hor Kenti Irti, « Horus qui préside les deux yeux », et dans une petite cité du nom de Pharboethos sous celui d'Hormerty, « Horus aux deux yeux ».
Il a donc le caractère du Soleil et de la Lune, et c'est grâce à lui que les deux astres ne se croisent pas et se suivent par rapport aux heures. On le célébrait le dernier jour du mois d'Épiphi. Lorsque les deux astres sont en conjonction, ses fidèles croient qu'ils attendaient qu'on lui fasse hommage.
Dans les textes des pyramides, il est fils de
ou de Geb (?) mais il est en tous cas le frère de Seth. Il est le côté bienfaisant de ces deux personnages, à l'opposition de Seth. C'est le bien contre le mal.
Il est représenté sous les traits d'un homme à tête de faucon couronné du disque solaire, de la couronne atef ou bien du pschent (double couronne de Basse et Haute-Égypte).
Retour à l'accueil Harsomtous (Horus qui unit les deux terres). Avatar d'Horus, Harsomtous est le fils d'Horus, le seigneur d'Edfou, et d'Hathor, la maitresse de Dendérah, dont l'union était célébrée chaque année à la pleine lune, entre les mois de juillet et d'aout. Sa mise au monde a été laborieuse : les couches ont duré dix mois. Des mamnisi (temples de la nativité) lui ont été consacrés à Edfou et à Dendérah. Il forme avec ses parents une triade divine, image de la famille idéale. Représenté sous une forme hypride, mi-homme, mi-faucon, il incarne l'union du ciel et de la terre. Il assume également le role d'unificateur de l'Egypte.Célébré lors des rites agraires et des fêtes lunaires. Il est également assimilé à Shed car il protège des animaux dangereux.
Retour à l'accueil Hathor. Dans la mythologie égyptienne, Hathor (grec : Athyr, « Maison d'Horus »), est la déesse de la beauté, la musique, la maternité et la joie, mais elle est plus connue en tant que déesse des festivités et de l'amour. Dans ce rôle, elle est vénérée à Dendérah et associée au dieu Horus, dans la ville d'Edfou. C'est à l'origine une déesse céleste confondue avec Nout. Son attribut est le ménat (collier à contrepoids). Considérée comme l'œil de Rê, c'est elle qui, dans la version de l'Ogdoade d'Hermopolis (les huit génies d'Hermopolis qui ont jailli des flots glacés), châtie les humains.
Elle est représentée sous les traits d'une vache, ou d'une femme portant le disque solaire entre ses cornes. Hathor a pour associé
Horus, ce qui fait d'elle l'épouse du dieu-faucon, et pour fils Harsomtous (surnommé Horus le jeune) et Ihy.
Elle est une des déesses les plus populaires et importantes de l'histoire de l'Égypte Antique, et est vénérée aussi bien par la famille royale (elle est la nourrice du pharaon) que par les gens du commun, dans les tombes desquels elle est décrite comme « Maîtresse de l'Ouest », accueillant le mort dans sa nouvelle vie. Elle aide aussi les femmes à accoucher, et elle est la patronne des mineurs.
Retour à l'accueil Horus (Haroëris, Horour, Hor, Hor Noubti) est l'appellation latine d’une des plus anciennes divinités égyptiennes, le dieu faucon, dont le nom signifie probablement « celui qui est au-dessus » ou « celui qui est lointain ». Le culte d’Horus remonte sans doute à la préhistoire. On peut noter ici que Horus au serekh (cadre rectangulaire dans lequel sont inscrit les cinq noms du roi) est le plus ancien roi égyptien qui puisse être nommé. Aux débuts de l’époque historique, le faucon sacré est figuré sur la palette du roi Narmer et dès lors il sera constamment associé à la monarchie pharaonique.
Horus est un dieu à multiples facettes, au point qu’on s’est demandé si le nom ne désignait pas en fait des divinités distinctes :
* Il est le faucon céleste dont l’œil droit est le soleil et l’œil gauche la lune. C’est sous cet aspect qu’il recevait un culte à Nekhen, l’Hiérakonpolis grecque.
* À Héliopolis, il était vénéré en tant que Horahkty, l’Horus de l’Horizon, concurremment avec
. En tant que tel, il était à la fois le soleil du matin et le soleil du soir. Dans les textes des pyramides, le roi défunt ressuscite sous cette apparence de faucon solaire. Par un syncrétisme fréquent dans la religion égyptienne, Horakhty finit par fusionner avec le démiurge héliopolitain, sous la forme de Rê-Horakhty.
* Dans le mythe osirien enfin, Horus est le fils d'
Osiris et d'Isis. Osiris, assassiné par son frère Seth, est ramené à la vie, le temps d'une union, grâce aux efforts conjugués d'Isis et de Nephtys. C'est de cette union miraculeuse que naît Horus l’Enfant, que les Grecs appelleront Harpocrate, ou Harsiésis, Horus fils d’Isis.
Pour venger la mort de son père
Osiris, Horus affronte son oncle Seth, il gagne le combat et reçoit le trône d'Égypte en héritage, il est alors adoré par les rois en tant que Hor Noubti, « Horus vainqueur de Seth ». Mais Horus est borgne : lors du combat qui l’oppose à Seth, il a perdu son œil gauche qui fut reconstitué par Thot. Appelé Oudjat, cet œil, que les Égyptiens portaient sous forme d’amulette, possédait des vertus magiques et prophylactiques.
Retour à l'accueil Iousâas Son iconographie est proche de celle d'Hathor, c'est-à-dire une femme, la tête surmontée des cornes lyriformes enserrant le disque solaire. Elle peut aussi porter une couronne d'uræi ou un scarabée sur sa tête. Son nom se traduit de plusieurs manières : « Elle est (ou elle vient) quand elle est déjà grande » ou encore « [Quand] elle vient, elle est [déjà] grande ». Elle est nommée aussi « Main de dieu », titre qu'elle partage avec Hathor pour avoir stimulé le démiurge Atoum lors de la création (en l'incitant à la masturbation qui est à l'origine du premier couple divin, Shou et Tefnout).
Retour à l'accueil Isis est le nom grec d'Aset (ou Iset), la déesse protectrice et salvatrice de la mythologie égyptienne. Elle fait partie de la grande Ennéade d'Iounou (Héliopolis).
Isis semble avoir été aux temps anciens la personnification du trône. Dans les inscriptions, elle est représentée sous les traits d'une femme coiffée d'un siège, son nom en hiéroglyphe qui ressemble à un escabeau à trois marches.
Plus tard, sa représentation change; on la voit comme une femme portant les cornes de la vache enserrant un globe lunaire (à ne pas confondre avec
Hathor).
Il se peut qu'elle soit l'héritière d'une déesse-mère préhistorique vénérée dans le delta du Nil où, d'après le mythe, elle éleva l'enfant
Horus. On a aussi supposé sa parenté avec une démone mésopotamienne, la Lilith du mythe de Gilgamesh. À la fin de la Ve dynastie, elle est mentionnée dans les textes des pyramides, où elle protège le roi défunt de la putréfaction. À l'époque gréco-romaine, elle devint la déesse universelle, invoquée tant en Égypte que dans tout le bassin méditerranéen et au-delà. On lui bâtit le temple de Philæ, sur le Nil vers Assouan.
Isis est la Grande Déesse par excellence.
Dans le mythe osirien, elle est l'épouse et sœur exemplaire d'
Osiris. Grâce à ses pouvoirs magiques et avec l'aide de sa sœur Nephtys, elle réussit à le ressusciter. D'une union avec lui naquit le dieu Horus.
Retour à l'accueil Khépri est représenté comme un dieu autogène, qui est venu au monde de lui même. Cette représentation lui vaut d'être assimilé au démiurge Atoum, selon les textes des pyramides. Il réunit le soleil du soir et le soleil du matin dans une même adresse, il est ainsi le symbole de la renaissance. Il est représenté par un homme à tête de scarabée ou comme un scarabée poussant devant lui le disque solaire. Il renaît chaque matin avant de devenir , le soleil à son zénith, puis Atoum, le soleil couchant. Khépri, dont le nom signifie celui qui vient à l'existence, était adoré à Héliopolis. Au côté de et d'Atoum, il forme la triade d'Héliopolis.
Retour à l'accueil Khonsou. À l'origine divinité lunaire dont le nom signifiait « le voyageur » et qui luttait contre les forces des ténèbres aux côtés du pharaon, il fut ensuite introduit dans la triade de Thèbes en tant que fils du dieu Amon et de la déesse Mout comme un dieu de juste vengeance. Il est représenté sous la forme d'un jeune homme ou d'un enfant portant une tresse sur le côté, caractéristique des enfants royaux ou divins, d'une momie ou d'un dieu hiéracocéphale (créature humanoïde à tête de faucon) coiffé du disque lunaire sur un croissant de lune. Tardivement, il devient un dieu guérisseur connu sous le nom de « Khonsou le Conseiller ». Le Ir (la vue) lui est parfois associé.

La légende de Khonsou et la princesse de Hatti : Durant le IIe millénaire av. J.-C., l'Égypte dut livrer une longue guerre contre l'Empire hittite. Le conflit se termina, en -1256, par le mariage de Ramsès II avec la fille du souverain hittite, le roi de Hatti.
Ramsès était fasciné par la beauté de sa nouvelle épouse. Il lui conféra le titre de « Nefu-Rê », ou « Grande Épouse Royale ». Toutefois, peu après son arrivée à la cour égyptienne, Ramsès célébrait une fête à Thèbes en l'honneur du dieu
Amon lorsqu'un messager arriva de la cour du roi de Hatti. Il apportait de mauvaises nouvelles. Bentresh, la sœur cadette de Nefu-Rê, était gravement malade et les Hittites étaient incapables de la guérir. Le pharaon convoqua ses meilleurs médecins et magiciens pour prendre leur avis sur la nature de la maladie. Puisque ces derniers furent incapables de formuler un diagnostic satisfaisant, le souverain décida d'envoyer son médecin personnel examiner sa belle-sœur.
Trois ans plus tard, le médecin était de retour. La princesse, annonça-t-il, était possédée par des esprits malins et seule une intervention divine pourrait la guérir. Ramsès consulta les prêtres du sanctuaire de Khonsou, à Thèbes, et implora leur aide. À leur tour, les prêtres interrogèrent Khonsou, dont la statue accorda son aide. Mais il se présentait un problème théologique. Dans sa fonction de dieu de la Fertilité, Khonsou devait rester à Thèbes. Les prêtres créèrent alors une nouvelle figuration de Khonsou, aux dons d'exorciste. Protégée par de puissantes amulettes (à défaut desquelles le dieu aurait pu prendre ombrage de son alter ego), la statue du nouveau Khonsou prit la route pour la capitale hittite, dans une puissante caravane de chariots. Dix-sept mois plus tard, la statue atteignait sa destination et guérit Bentresh sans coup férir. Le père de Bentresh fut si impressionné par les pouvoirs de la statue qu'il refusa de la laisser repartir et lui fit construire un sanctuaire. La statue divine resta là trois ans et neuf mois jusqu'à ce que le roi de Hatti fasse un rêve : Khonsou s'envolait de son sanctuaire sous la forme d'un épervier d'or, fondait sur le roi avant de s'élever dans le ciel et prenait le cap de l'Égypte. Le roi comprit que le moment était venu de rendre la statue, accompagnée d'un tribut à la mesure du service rendu. De retour à Thèbes, la statue apaisa son archétype en lui offrant le trésor hittite (dont elle avait toutefois soustrait quelques pièces de valeur pour dédommager le clergé de son propre sanctuaire déserté à Hatti).
Retour à l'accueil Mandoulis est un dieu de la mythologie égyptienne d'origine nubienne. On peut voir sa petite chapelle sur l'île de la déesse Isis, à Philæ, mais il possédait d'autres lieux de culte au sud de celle-ci. Par les Grecs, il est considéré comme le fils d'Isis et de Sérapis ou de Zeus.
Ce dieu possède plusieurs formes, il apparaît sous la forme d'un oiseau à tête anthropomorphe, ou encore d'un lion, ou bien d'un jeune enfant placé sur un lotus : il incarne la jeunesse solaire. Il eut un culte considérable à l'époque ptolémaïque. Il porte habituellement la couronne hemhem (triple couronne). Son temple principal est situé à Kalabchah.
Les Blemmyes, peuple nubien, derniers païens fidèles à la religion égyptienne, venaient le révérer à Philaé, ainsi qu'
Isis, et remontaient le Nil jusqu'au temple de leur dieu. Ils occupaient alors le pays d'Ouaouat, situé entre la première et la deuxième cataracte. Le culte du dieu se maintint jusqu'au VIe ou VIIe siècle.
Retour à l'accueil Mertseger (Celle qui aime le silence) est une déesse de la mythologie égyptienne protectrice des ouvriers de Deir el-Médineh, près de Thèbes. Elle était représentée sous les traits d'un cobra royal femelle et définie comme « la fille de Maât, au cœur de la région sacrée ». Déesse du silence, elle ne révèle ses secrets qu'aux justes de voix. Elle est la protectrice des tombes, tapie dans la fraicheur et le silence qu'elle affectionne ; elle veille sur les morts. De tempérament doux, voire rassurant, Mertseger compte parmi les divinités que le peuple se plaît à adorer. Elle porte également le nom de « la Cime », en référence à la montagne surplombant le village de Deir el-Médineh où elle résidait.
Retour à l'accueil Min est le dieu ithyphallique (celui qui a un phallus en érection) du neuvième nome de Haute-Égypte qui portait le nom de Minou (le foudre de Min). Divinité de la fertilité et de la reproduction, il est « le taureau de sa mère », la déesse ciel qu'il féconde chaque soir pour donner naissance au soleil. D'autre traditions font de lui le protecteur des pistes du désert arabique, ou le géniteur qui fertilise la terre pour permettre la moisson. Il est représenté sous les traits d'un homme momiforme debout le phallus en érection, coiffé de deux hautes plumes et tenant un fléau dans sa main droite levée.
Il finit par être absorbé par
Amon pour devenir Amon-Min, puis par Horus devenant Min-Horus capable de faire taire Seth. Dieu tutélaire de la ville de Coptos, on trouve également des centres de son culte dans les villes de Akhmîm, de Qift et de Louxor.
Figuré à l'époque prédynastique sous l'aspect d'un fétiche, il est représenté dès la 1ère dynastie sous forme humaine, le bras droit tenant le flagellum levé dans son dos, la peau couleur noire rappelant la couleur du limon, le phallus en érection, symbole de fertilité et procréation, une laitue romaine au pouvoir aphrodisiaque souvent à ses côtés. Sa tête est coiffée d'un ruban enserrant deux hautes plumes. Son corps est gainé dans un linceul, ce qui lui donne la forme d'une momie.
Au Nouvel Empire, lors des couronnements ou des jubilés, le pharaon cherchait auprès de Min à récupérer ses pouvoirs de force et de fertilité. Lors des grandes fêtes de Min au moment des moissons, pharaon coupait la première gerbe qu'il offrait au dieu.
Par syncrétisme, il fut identifié à
Amon sous Amon-Min, permettant à Amon de récupérer les pouvoirs de fertilité.
Retour à l'accueil Montou est le Dieu de l'antique ville d'Hermonthis (nome de Thèbes), lié à l'origine au culte du soleil et dieu faucon de Thèbes. Il est représenté comme un homme à tête de faucon coiffé de deux grandes plumes, d'un disque solaire et de deux uræus. Lors de la XIe dynastie les rois l'inclurent dans leur titulature (les Montouhotep "Montou est satisfait") et se placèrent ainsi directement sous sa protection. À la Basse époque le taureau sacré Boukhis lui sera associé. On en a fait l'époux d'une divinité solaire, "le soleil femelle des deux terres". Montou était vénéré à Thèbes en tant que dieu de la guerre et protecteur des armes. Il a surtout été très populaire lors des guerres de réunification à la fin de la 1ère période intermédiaire, avant d'être écarté par Amon. Néanmoins, il restera une divinité importante dans des récits de campagnes militaires, comme le « bulletin de la bataille de Kadesh ».
Retour à l'accueil Mout Dans la mythologie égyptienne, Mout (La mère), la féminine, a engendré le dieu lunaire Khonsou et symbolise les valeurs maternelles. Déesse dangereuse, elle se transforme en lionne aux griffes acérées, mais sait aussi, drapée en vautour, veiller sur les hommes et leur redonner la vie. Elle est la déesse vautour du sud de l'Égypte.
Dans la triade de Thèbes, elle est la mère de
Khonsou et l'épouse d'Âmon. Elle a l'aspect de sekhmet, mais plus généralement celui d'une femme coiffée de la couronne blanche ou d'un vautour.
Retour à l'accueil Nebèthetepèt est une déesse coiffée de cornes de vache entourant un disque solaire, son nom signifie la « Dame de la satisfaction ». Lorsque le dieu Atoum créa le monde, il créa une contre partie féminine du démiurge d'Héliopolis, comme la déesse Iousaas avec laquelle elle est étroitement associée. Parfois confondues en une seule déesse portant les deux noms accolés. Elle est assimilée à Hathor.
Lieu de culte : Héliopolis.
Liens de famille : compagne d'
Atoum-Rê.
Retour à l'accueil Neit (ou Neith). Mère du dieu Sobek, le dieu crocodile, Neith, "déesse de Saïs", met au monde le matin, et le dévore le soir. Épouse du dieu Khnoum, elle est parfois assimilée avec la déesse Nout. Elle est la déesse de la guerre et de la chasse. Elle peut également jouer le rôle de protectrice des artisans qui fabriquent les étoffes, les tissus et les bandelettes nécessaires à la momification. Elle tisse l'univers et en détermine ses limites avec ses sept paroles justes. Lorsque Neith est représentée comme la mère nourricière de , son nom est Akhet.
Généralement représentée sous la forme d'une femme coiffée de la couronne rouge de la Basse-Égypte. Avec la déesse
Ouadjyt de Bouto, elle est l'une des gardiennes de la couronne royale, et son symbole est un bouclier où sont représentées deux flèches croisées mais elle peut être représentée avec un arc et des flèches. Elle est également représentée sous la forme d'une déesse portant sur sa coiffe le symbole ovoïde représentant la navette utilisée par les tisserands sur leurs métiers, symbole que l'on retrouve dans son nom et qui est placé soit à la verticale, soit à l'horizontale.
La déesse Neith peut être représentée comme un déesse primordiale asexuée, elle fait donc partie des déesses du panthéon égyptien. Elle est fécondée par le verbe et enfante le disque solaire. Elle contribua au mythe Osirien. Jugeant le combat mythique d'
Horus contre Seth, elle proposa de nommer Horus roi du monde végétal, et Seth roi du monde désertique, et pour ne pas favoriser le dieu Horus, elle proposa de donner au dieu Seth deux déesses Anat et Astarté. Lors du Nouvel Empire, elle est chargée de protéger les vases canopes, avec la déesse Isis, Selket et de la déesse Nephtys. La déesse Neith protège le vase canope contenant l'estomac du défunt. Le bouchon de ce vase canope est représenté par le dieu Douamoutef, à tête de chacal.
Retour à l'accueil Nephtys, Nebt-Het ou Neb-Hout qui signifie "La dame (ou maîtresse) du château", est la déesse protectrice des morts en veillant sur le sarcophage. Déesse funéraire aux côtés de Hâpi, avec qui elle est associée pour protéger le vase canope contenant les poumons du défunt.
Elle est représentée comme une femme coiffée de deux hiéroglyphes servant à écrire son nom. Son sanctuaire principal se trouve à Héliopolis où elle fait partie de la grande Ennéade. Elle est vénérée également à l'époque gréco-romaine, à Kom Mer (ou Kômir, Haute-Égypte) où elle est associée à
Anoukis (Anqet en égyptien). Dans le temple d'Edfou, une fête, « Le cœur de Nephtys se réjouit » était célébrée le 28e jour du mois Pharmouti de la saison Peret.
Elle est la fille de
Geb et de Nout, sœur d'Isis, d'Osiris et de Seth dont elle est également l’épouse. Avec Isis elle était l'un des deux « milans » ou oiseaux hurleurs, qui semblaient émettre des lamentations funèbres.
Elle aida sa sœur
Isis à reconstituer le corps démembré de son époux Osiris, Elle est parfois considérée comme l'amante d'Osiris de qui elle aurait eu Anubis.
Retour à l'accueil Noun ou Nouou. C'est l'Océan primordial (Les égyptiens voyaient dans le Nil une subsistance de l’Océan primordial). On peut considérer le Noun comme un concept plutôt qu’un dieu. Il est l’Océan qui a fait la Vie et qui fera la Mort. Sans créateur, il s’étend autour du monde. Tous les mythes de création ont une chose en commun, ce Noun, d'où naquit le dieu-créateur.
C’est en son sein que naquit le premier dieu
Atoum puis sortirent Rê-Atoum-Khépri, Thot, Ptah, Sokaris, Khnoum et bien d’autres dieux. Ces dieux sont appelés Créateurs et sont les divinités se rapportant à l’Océan primordial, elles sont nées du chaos divin, du concept vital. Noun a protégé Shou et Tefnout à leur naissance et leur a maintenu des puissances démoniaques du chaos (représenté comme serpents). L’océan fut aussi appelé le père des dieux.
Noun était une vaste étendue d'eau immobile. Même après la création du monde, Noun continue d'exister pour revenir un jour le détruire et recommencer le cycle. Après la création, Noun a joué un rôle dans la destruction de l'humanité quand les hommes n'ont plus respecté et n'ont plus obéi à
dans sa vieillesse. a alors rassemblé tous les dieux et déesses, y compris Noun qui a proposé que jette son œil pour détruire l'humanité. Et l'œil de , sous la forme de la déesse Sekhmet voyagea à travers l'Égypte tuant tous les mortels.
Noun est représenté comme un homme barbu, avec un corps bleu ou vert, symbolisant l'eau et la fertilité. Il est parfois doté de seins de femme. Dans une de ses mains il tient une tige de palmier (stipe), symbole de longue vie et en porte une autre dans ses cheveux. Il peut être représenté sous la forme d'une divinité à tête de grenouille.

Cosmologie du Livre des Portes :
La douzième et dernière séquence du Livre des Portes contient une représentation de l'instant où le soleil sort du monde souterrain pour renaître à l'aube. Cette scène est une mise en image de la pensée cosmologique des Égyptiens du Nouvel Empire. Le dieu Noun semble sortir des eaux primordiales. Il élève de ses deux bras la barque solaire. À son bord, le scarabée Khépri (symbole de la renaissance) tient le disque solaire. De part et d'autre du scarabée, les déesses Isis et Nephthys paraissent accueillir ou propulser le soleil renaissant. Ce dernier est reçu dans les bras de Nout la déesse du ciel. Représentée à l'envers, La déesse est debout sur la tête d'Osiris dont le corps forme une boucle (à l'instart du Serpent Ouroboros) qui contient la Douâtb.
Le Noun
Bien que le
Noun soit un monde sans formes où ni l'espace, ni le temps n'existent, il est ici représenté comme un dieu anthropomorphe avec un visage, un buste et deux bras d'une longueur disproportionnée. La notice explicative indique que « C'est de l'eau que sortent les bras pour qu'ils élèvent ce dieu. » Le Noun est ici représenté pour montrer le moment du premier geste de la création. L'existence se manifeste pour la première fois avec l'émergence de le dieu-soleil hors des eaux de l'océan des origines. Mais on ne voit que la moitié du corps de Noun comme pour montrer qu'il y aura toujours une limite entre le visible et l'invisible, entre le compréhensible et l'incompréhensibleb.
L'univers ordonné
La barque solaire est l'élément principal de la scène. Elle apparait dans un rectangle horizontal blanc qui contraste avec les vagues bleue de l'océan de
Noun. Ce rectangle représente le monde créé et ordonné où évolue l'humanité, l'univers dirigé par . La barque solaire symbolise cet ordre cosmique. Le voyage de la barque maintient en état le cosmos. Elle évoque aussi le Nil, le fleuve qui dispense la vie à l'Égypte. Le disque solaire est accompagné par plusieurs dieux garant de la création ; Shou (souffle vital), Geb (la terre) et Héka (magie créatrice). Deux rames servent de gouvernail à la barque ; Hou (parole divine) et Sia (pensée créatrice) sont à la manœuvre. est représenté sous la forme du disque solaire poussé par le scarabée Khépri. C'est le soleil en devenir qui va bientôt venir à l'existence en surgissant du monde nocturne et souterrainb.
la Douât
Tel le serpent
Ouroboros qui se mord la queue, Osiris est lové sur lui-même. Son corps forme un cercle et la notice dit que: « C'est Osiris qui encercle la Douât ». Cette représentation du dieu est une manière de montrer que le temps est cyclique. Le cercle symbolise la perfection et le mouvement. Ce retour permanent des choses et des évênements est une successions de régénérations. Osiris et Nout sont représentés à l'envers pour montrer que la Douât n'est pas soumises aux mêmes règles que l'univers ordonné. Quand le soleil y entre, il ne peut que y resortir. Le soir, le soleil entre dans l'Occident. Il se régénère lors de ses passages dans la Douât qui est le monde de la nuit et de la mort gouverné par Osiris. Puis, il renaît à l'aube lorsqu'il sort de l'horizon oriental. Cette sortie du monde souterrain étant symbolisé par le second soleil qui se situe à la proue de la barque solaire. Nout (le ciel) est située entre la Douât et l'univers ordonné ; formant un lien entre les deux mondes. La notice dit que: « C'est Nout qui reçoit . »

Le tableau final du "Livre des Portes" est une illustration de la cosmologie égyptienne. L'univers ordonné est issu du Noun, l'océan chaotique des origines.
(D'après le sarcophage du roi Séthi Ier conservé au Sir John Soane's Museum de Londres.)
Retour à l'accueil Osiris est un dieu du panthéon égyptien et un roi mythique de l'Égypte antique. Inventeur de l'agriculture et de la religion, son règne est bienfaisant et civilisateur. Il meurt noyé dans le Nil, assassiné dans un complot organisé par Seth, son frère cadet. Malgré le démembrement de son corps, il retrouve la vie par la puissance magique de ses sœurs Isis et Nephtys. Le martyre d'Osiris lui vaut de gagner le monde de l'au-delà dont il devient le souverain et le juge suprême des lois de Maât.
Le culte osirien, actif depuis le XXVe siècle avant notre ère, dure jusqu'au VIe siècle de notre ère, le dernier temple païen d'Égypte à fermer étant le temple d'
Isis de l'île de Philæ. Au Moyen Empire égyptien, la ville d'Abydos devient la cité du dieu Osiris. Elle attire ainsi de nombreux fidèles en quête d'éternité. La renommée de cette cité repose sur ses festivités cultuelles du Nouvel An et sur une sainte relique, la tête du dieu.
Durant le Ier millénaire avant notre ère, Osiris conserve son statut de dieu funéraire et de juge des âmes. Cependant, ses aspects de dieu des flots du Nil et, par là-même, de dieu de la fertilité, acquièrent la primauté, augmentant ainsi sa popularité auprès de la population nilotique. Des colons grecs installés à Memphis adoptent son culte dès le IVe siècle avant notre ère sous sa forme locale de
Osiris-Apis, le taureau sacré mort et momifié. Les souverains lagides (dynastie ptolémaïque) importent ce culte dans leur capitale Alexandrie sous la forme de Sérapis, le dieu syncrétique gréco-égyptien. Après la conquête de l'Égypte par les forces romaines, Osiris et Isis s'exportent vers Rome et son empire. Ils s'y maintiennent, avec des hauts et des bas, et ce jusqu'au IVe siècle de notre ère, pour finalement être évincés par le christianisme.
Intimement lié à la monarchie égyptienne, le dieu Osiris est vu comme un roi défunt puis divinisé. Il fut considéré comme un souverain de l'Égypte entière. Ses attributs sont ainsi ceux des souverains égyptiens. Ses représentations ne le font pourtant voir qu'avec la couronne Hedjet de couleur blanche, symbole de la Haute-Égypte. Toutefois cette couronne peut s'augmenter de deux hautes plumes latérales, probablement d'autruche, on parle alors de la couronne Atef. Ses autres symboles royaux sont le sceptre Héka et le flabellum Nékhekh qu'il tient dans ses mains croisés sur sa poitrine. Osiris étant un dieu mort, ses représentations le font voir comme un corps momifié. Il a la peau verte (couleur de la renaissance).
Retour à l'accueil Ptah (celui qui ouvre) est le démiurge de Memphis, dieu des artisans et des architectes. Dans la triade de Memphis, il est l'époux de Sekhmet et le père de Néfertoum.
Ptah est le dieu impérial avec
sous l'Ancien Empire. Il est probable que le clergé de Memphis soit entré en lutte avec celui d'Héliopolis à partir de la fin de la IVe dynastie, prenant de plus en plus l'ascendant sur la famille royale. Par la suite et dès le Moyen Empire, il fait partie des cinq grands dieux égyptiens avec Rê, Isis, Osiris et Amon.
Ptah est le dieu créateur par excellence : Il est considéré comme le démiurge qui a existé avant toute chose, et qui par sa volonté a pensé le monde. Il l'a d'abord conçu par la Pensée, puis réalisé par le Verbe : « Ptah conçoit le monde par la pensée de son cœur et lui donne la vie par la magie de son Verbe ». Ce que Ptah a ordonné a été créé ; en lui les constituants de la nature, faune et flore, sont contenus. Il joue également un rôle dans la préservation de l'univers et la permanence de la fonction royale.
Si le dieu Ptah a pu être opposé au dieu solaire
Rê, ou Aton lors de la période amarnienne, il incarne toutefois l'essence divine dont le dieu solaire s'est nourri pour venir à l'existence, c'est-à-dire pour naître, selon les textes mythologiques memphites.
Ptah est représenté en général sous les traits d'un homme à la peau verte, enserré dans un suaire lui collant à la peau, portant la barbe divine et tenant un sceptre associant trois symboles puissants de la mythologie égyptienne :
* Le bâton ouas
* Le signe de vie ânkh
* Le pilier djed
Ces trois symboles combinés indiquent les trois pouvoirs créateurs du dieu : la puissance (ouas), la vie (ânkh) et la stabilité (djed).
Ptah est le patron de la construction, de la métallurgie et de la sculpture. Il est également le patron des chantiers navals et des charpentiers en général.
Retour à l'accueil Râ ou Rê, est le dieu du disque solaire dans la mythologie égyptienne. Sa naissance serait attribuée à la déesse Neit, qui aurait mis Rê au monde sous la forme d'un œuf. Rê sortit de l'œuf et fut aveuglé par la lumière. Cette lumière fit couler des larmes de ses yeux, d'où naquirent les premiers hommes. Cependant, d'après Neil Philip dans son œuvre Mythes et Légendes, il semblerait que Rê se soit créé lui-même en se nommant, comme il créera les éléments de la vie en les faisant sortir du Noun, l'océan primordial. Il devient la divinité principale sous l'Ancien Empire.
Il est souvent représenté avec une tête de faucon sur laquelle est posé le disque solaire protégé par le cobra dressé. Mais il peut apparaître sous bien d'autres formes, comme celle de
Khépri, le scarabée bousier symbolisant la renaissance, ou encore sous la forme d'un homme couvert d'or. Rê a également été associé à plusieurs autres dieux comme Âmon pour devenir Âmon-Rê, ou encore Atoum.
Retour à l'accueil Sekhmet est représentée par une femme à tête de lionne portant le disque solaire, de sa bouche sortent les vents du désert. Déesse guerrière personnifiant les ravages du soleil, elle est l'instrument de la vengeance de contre l'insurrection des hommes. Son corps brûlant et ses flèches incandescentes détruisent les ennemis du roi. Elle apporte les maladies par ses miasmes (entre autres durant les cinq derniers jours de l'année, avant le retour de l'année nouvelle). Afin d'éviter qu'elle ne tue tous les humains, dut lui préparer un breuvage spécial à base de bière colorée de rouge pour apaiser, dans l'ivresse, sa soif de sang. De cette façon, elle est remplacée par Hathor. Malgré sa violence, la déesse a le pouvoir de guérison, ce qui l'a consacrée déesse des médecins. Les prêtres de Sekhmet étaient également reconnus comme spécialistes de la médecine vétérinaire.
Elle est épouse de
Ptah et mère de Néfertoum dans la triade Memphite. La déesse chatte Bastet s'identifie parfois à Sekhmet.
Retour à l'accueil Seth est une divinité guerrière de la mythologie égyptienne. Par Seth grondent les orages, il s'oppose toujours à l'harmonie des choses et des arrangements, il est la force brûlante, capable de détruire toute forme de vie. C'est l'un des dieux les plus complexes et ambigus ; les mythes relatifs à Seth le dépeignent comme un dieu ambitieux, comploteur, manipulateur, quand il ne se résume pas tout simplement à un assassin. Bien peu de vertus sont donc à l'actif de ce personnage que , le Maître de Monde, défendit contre l'avis de toute sa famille, la protection de venant du fait que Seth est le protecteur du Soleil. De son père Geb, un des quatre éléments primordiaux, il a reçu la terre stérile, tandis que son frère Osiris bénéficiait des sols fertiles ; également par sa mère, Nouth, un autre élément originel, il se rattache à la Grande Ennéade héliopolitaine. On l'appelle aussi le « dieu rouge », le dieu « grand de force », maître du tonnerre, de la foudre et du désordre, dieu du désert et de l'aridité, des pays étrangers : les Égyptiens s'en méfiaient beaucoup, sauf sous les Ramessides où il était vénéré quasiment sur un pied d'égalité avec Horus : les Égyptiens le vénéraient tout en le redoutant.
Sa figure animale n'a pas été formellement identifiée. Bien que l'on ait souvent considéré qu'il s'agissait d'un animal imaginaire, une hypothèse y verrait l'oryctérope du Cap, un animal nocturne d'Afrique subsaharienne ou bien le chacal.

Le mythe osirien :
Jaloux de son frère qui règne sur l'Égypte, Seth organise un complot et tend un piège à
Osiris. Il l'assassine en le noyant dans le Nil. Isis, l'épouse d'Osiris, retrouve le dieu noyé, l'embaume et lui donne une sépulture dans le delta du Nil. Seth retrouve la sépulture de son frère, et de rage, le dépèce et disperse les morceaux du corps dans toute l'Égypte. Isis, infatigable veuve, retrouve treize des quatorze parties de son bien-aimé (la partie manquante étant le sexe d'Osiris, dénommé à cette occasion son « talisman »). Puis Isis le reconstitue, lui insuffle le souffle de la vie éternelle, et par sa magie conçoit avec lui un fils, Horus (Hor). Au-delà de l'assassinat d'Osiris, sans cesse poussé par son insatiable jalousie, Seth eut tôt fait de reporter sa haine sur Horus.

Seth et Horus : une lutte sans fin
Horus, fils d'Osiris, en est aussi l'héritier : la couronne d'Égypte lui revient donc de droit. Mais Seth, jaloux et considérant la primauté de ses propres droits, s'en est emparé par la force et ne lui cède rien. Horus, appuyé de sa mère Isis, fait convoquer le tribunal des dieux à toute fin de régler ce contentieux. préside, tandis que Thot tient le rôle du greffier.
Quatre-vingts ans s'écoulent pourtant sans que le débat ait progressé. Le tribunal est même partagé entre les tenants de la royauté légitime (revenant à
Horus), et qui voit en Seth son perpétuel défenseur contre Apophis. Les débats, qui tournent en rond, nécessitent un avis extérieur. C'est donc à Neith, déesse de Saïs, réputée pour son infinie sagesse, que Thot s'adresse. Sa réponse est sans ambigüité : la couronne revient à Horus. Cependant pour ne pas pénaliser Seth, Neith propose de lui offrir les déesses Anat et Astarté comme épouses.
Si le tribunal se réjouit de cette solution,
, lui, reste sceptique. Horus ne serait-il pas un peu jeune pour assumer la direction du royaume ? Isis, excédée par tant de tergiversations, propose de déplacer les débats à Héliopolis (Onou) devant Atoum et Khépri. Le ton monte ! Seth, furieux, s'y oppose et ordonne que les débats se fassent en l'absence d'Isis. Mais c'était compter sans la ténacité de la déesse.
Elle se réintroduit dans l'enceinte du tribunal sous les traits d'une belle jeune femme qui ne manque pas d'attirer rapidement l'attention de Seth. Tous deux finissent même par converser. Troublé par tant de beauté, Seth s'égare dans des propos compromettants, reconnaissant même sous la cape la légitimité filiale d'
Horus. Isis se dévoile alors. Le coup de théâtre laisse Seth sans voix. Quant à , il a pu juger de l'imprudence de Seth, qui se confia à une inconnue sans prendre garde. Aussi la couronne revient-elle à Horus des mains de lui-même.
La revanche :
Seth, éternel jaloux, ne semble pas décidé à en rester là. Il propose à
Horus des jeux sportifs. Parmi eux, une épreuve aquatique où les deux dieux se transforment en hippopotames. À celui qui restera le plus longtemps sous l'eau de devenir roi. Mais Isis, qui suit de près les mésaventures de son fils, perturbe la partie et s'attire au final le mécontentement des deux protagonistes. Les trois dieux se déchirent en violentes disputes.
, désespérant d'assister enfin à une réconciliation entre l'oncle et le neveu, les invite à faire la paix autour d'un banquet. Seth fait mine de se réconcilier avec Horus ; il l'attire chez lui pour y « passer un bon moment » ; la journée passe, les deux dieux se couchent et, durant la nuit, Seth pénètre Horus et jouit sur ses cuisses et entre ses mains. L'attentat, destiné à féminiser Horus et à le rendre indigne du pouvoir, finit par se retourner contre Seth. Et la querelle reprend de plus belle. Osiris, resté jusque-là silencieux, intervient alors et met directement en cause le tribunal qu'il juge trop laxiste. En tant que dieu de la végétation, il menace de couper les vivres à l'Égypte. Les dieux, bousculés par tant d'autorité, ne tardent pas à rendre un verdict favorable à Horus. Mais Seth n'est pas oublié. Placé aux côtés de , il devient « celui qui hurle dans le ciel » pour que soit fait place devant le dieu créateur. Alors Rê-Horakhty dit : « Que Seth me soit donné, pour qu'il vive avec moi et soit mon fils. Il tonnera dans le ciel, et il sera redouté. »
Retour à l'accueil Sobek est le fils de la déesse aquatique Neith et des dieux jumeaux Senwy (= les deux frères). Son statut de dieu de l’eau et de la fertilité le fait adorer partout dans le delta du Nil, le Fayoum et à Kôm Ombo.
La présence de crocodiles dans le Nil était pour les Égyptiens l’annonce d'une crue favorable aux récoltes : les crocodiles étaient donc des animaux sacrés à cette époque. Maître des eaux, il est le dieu qui irrigue les champs. Vers la Basse époque, les Égyptiens cherchent à gagner ses faveurs afin d’en avoir moins peur en lui offrant des figurines représentant l’animal portant le disque solaire orné du cobra protecteur. Il deviendra rapidement un dieu important dans le panthéon sous la forme syncrétique de
Sobek-Rê. Il est parfois représenté sur la barque solaire en train de terrasser le serpent géant Apophis, personnification du chaos, monstre essayant d'engloutir le Soleil. Ce rôle de protecteur de la barque solaire est aussi attribué à la déesse Sekhmet ou bien encore au dieu Seth. Il est localement considéré comme un dieu primordial.
Dans le Livre des Morts, Sobek apporte son aide dans la naissance d'
Horus; il va chercher Isis et Nephthys pour protéger le défunt et il aida à la neutralisation de Seth.
Dépeint comme un crocodile ou sous une forme humaine avec une tête de crocodile, il est couronné par une paire de plumes ou parfois par une combinaison du disque solaire et de l'uraeus.

Seule dans toute l’Egypte à refuser de diviniser un vulgaire reptile, l’île d’Eléphantine commet l’acte sacrilège aux yeux du reste du pays de manger les crocodiles, considérés comme "simple aliment de base".

Retour à l'accueil Thot Inventeur de l'écriture et du langage, il est la « langue d'Atoum » et le dieu des scribes. Incarnation de l'intelligence et de la parole, il connaît les formules magiques auxquelles les dieux ne peuvent résister. Selon la légende, celui qui était capable de déchiffrer les formules magiques du Livre de Thot pouvait espérer surpasser même les dieux. Il préside à l'audition des morts au tribunal d'Osiris, et c'est Anubis qui pèse et juge les âmes en les comparant au poids d'une plume (symbole de Maât et de la justice), afin de décider si l’âme, le Kâ, doit être condamnée (le Kâ étant alors dévoré par Ammout, « la Grande dévoreuse » qui attend aux pieds de la balance) ou jugée digne d'accéder aux Champs d'Ialou, sorte de paradis éternel dans lequel règne l'ordre imperturbable. Maât correspondrait plus ou moins à notre conception de Justice, à ceci près qu'elle n'est pas qu'un rapport harmonieux relatif au juste et à l'injuste, mais principe d'ordre universel.
Représenté comme un ibis au plumage blanc et noir ou comme un babouin hamadryas, Thot capte la lumière de la lune, dont il régit les cycles, à tel point qu'il fut surnommé « le seigneur du temps ».